Solution radicale mais principe de précaution qu’on peut comprendre avec de jeunes enfants :
Mais si ces champignons sont toxiques, ils le sont moins que beaucoup de choses dans une maison comme ces produits d’entretien et un pharmacien consulté pourrait éviter de tels conseils ! Lors des sorties mycologiques, nous préconisons la prudence au ramasseurs car certains ont tendance à manger un peu n’importe quoi et suivent des idées reçues (toujours fausses), genre : tous les bolets sont comestibles … Mais de là à jeter l’opprobre sur les champignons. Enlever les fructifications et modifier l’humidité de la terre auraient sufi.
Je me permets 2 remarques :
1. Les pharmaciens font quelques heures de mycologie et de botanique pendant leurs études mais cela n’en fait pas des experts surtout en région parisienne où peu passent de la théorie à la pratique.
En revanche, des associations mycologiques peuvent apporter leur expertise mais peu n’assurent de « permanence ». Je citerai la Société Mycologique de France (20, rue Rottembourg 75012 Paris) où tous les lundis pm de l’année, les membres peuvent apporter leurs récoltes :
http://www.mycofrance.com/Je citerai aussi l’Association des Naturalistes des Yvelines dans la région :
http://www.any78.org/ Et il y a des associations dans la plupart des départements. Et bien sur, il y a Internet (la reconnaissance des espèces sur photo est souvent délicate).
2. La non connaissance des champignons peut faire naître des appréhensions. Je préconise d’apprendre à les connaître pour mieux les aimer. Ces petites lépiotes dans un pot ne manquent pas d’élégance ! Et d’autres genres de champignons peuvent fructifier au gré du degré d’humidité des plantations : Coprins, conocybes… La plupart ne sont pas nocives pour la plante. Les champignons sont hétérotrophes pour le carbone : ils doivent récupérer directement les composés organiques présents dans leur substrat végétal.
Il y a 3 types d’association avec les phanérogames :
- les mycorhizes, association symbiotique de filaments mycéliens avec des racines de ces végétaux, permettent un échange mutuel de substances : glucides résultant des synthèses chlorophylliennes vers le champignon ; l’arbre, lui, augmente sa surface d’absorption et assimile mieux eau, phosphates, nitrates, oligoéléments. Les espèces mycorhiziques sont associées à certains arbres et arbustes, essentiellement des familles : Pinacée, Fagacée, Bétulacée, Salicacée, Cistacée, Myrtacée.
- Les saprophytes vivent de matières végétales en décomposition : terreau, bois mort.
- Les parasites vivent aux dépens d’organismes vivants.
Dans les forêts, les 2 premières catégories sont majoritaires. Dans les pots, c’est la deuxième catégorie à 95%.
Amicalement
Etienne